Les bases de l'épargne et de l'investissement
Épargne
L'argent mis de côté plutôt que dépensé — généralement sur un compte facilement accessible et sans risque de perte, comme un livret. C'est le point de départ avant d'investir.
Investissement
Utiliser son épargne pour acheter un actif (action, ETF, immobilier...) dans l'espoir qu'il prenne de la valeur ou génère un revenu, avec un risque de perte en contrepartie. Contrairement à l'épargne, l'investissement n'est jamais garanti.
Rendement
Le gain (ou la perte) généré par un placement, généralement exprimé en pourcentage par an. Un rendement passé ne garantit jamais un rendement futur.
Risque
La probabilité que la valeur d'un placement baisse, temporairement ou définitivement. Règle générale : plus le rendement espéré est élevé, plus le risque l'est aussi — méfiez-vous de tout placement qui promet l'inverse.
Horizon de placement
La durée pendant laquelle vous prévoyez de laisser votre argent investi avant d'en avoir besoin. Plus il est long, plus vous pouvez viser des placements dynamiques : le temps lisse les creux du marché.
Liquidité
La facilité et la rapidité avec laquelle un placement peut être revendu et transformé en argent disponible. Une action cotée est très liquide (vendue en quelques secondes) ; un bien immobilier ou une montre de collection le sont beaucoup moins.
Diversification
Répartir son argent entre plusieurs actifs différents (titres, secteurs, zones géographiques) pour ne pas dépendre de la performance d'un seul. La règle de base pour limiter le risque sans forcément sacrifier le rendement.
Capital
La somme de départ investie, avant tout gain ou perte. On distingue souvent le capital investi (ce que vous avez versé) de la valeur actuelle (ce que ça vaut aujourd'hui).
Intérêts composés
Les intérêts qui s'ajoutent au capital et génèrent eux-mêmes des intérêts les années suivantes. Le principal moteur de la croissance sur le long terme — voir le guide dédié pour une démonstration chiffrée.
Simulation illustrative à taux constant — la réalité des marchés est plus irrégulière d'une année sur l'autre. Testez : à versements égaux, doubler la durée fait bien plus que doubler le résultat.
Les enveloppes fiscales : où loger ses placements
PEA (Plan d'Épargne en Actions)
Une enveloppe qui permet d'investir en actions européennes avec une fiscalité avantageuse après 5 ans de détention. Plafonné à 150 000 € de versements.
Assurance-vie
L'enveloppe préférée des Français : souple, sans plafond, elle mélange fonds sécurisés (fonds euros) et supports plus dynamiques (unités de compte). Avantageuse en fiscalité et en transmission après 8 ans.
PER (Plan d'Épargne Retraite)
Une enveloppe dédiée à la retraite, avec une déduction fiscale à l'entrée en échange d'un argent bloqué jusqu'à la retraite (sauf exceptions comme l'achat de la résidence principale). À ne pas confondre avec le PER (Price Earnings Ratio) du glossaire de la bourse — même sigle, deux sens totalement différents.
Compte-titres ordinaire (CTO)
Un compte sans plafond ni avantage fiscal particulier, mais qui permet d'investir dans à peu près n'importe quel actif dans le monde (actions américaines, asiatiques...), contrairement au PEA limité à l'Europe.
Le comparatif détaillé de ces enveloppes se trouve dans PEA, assurance-vie, PER : lequel choisir ?
Plus-value
Le gain réalisé entre le prix d'achat et le prix de vente d'un actif. C'est sur cette plus-value que s'appliquent les impôts, pas sur le capital investi.
Flat tax (PFU) et prélèvements sociaux
La fiscalité par défaut sur les gains d'un placement en France : 30 % au global (le « prélèvement forfaitaire unique »), sauf régime plus avantageux propre à l'enveloppe utilisée (PEA après 5 ans, assurance-vie après 8 ans...).
Les acteurs et le fonctionnement
Courtier (broker)
L'intermédiaire qui exécute vos ordres d'achat et de vente en bourse, en échange d'une commission. Bourse Direct, Trade Republic, Boursorama, DEGIRO en sont des exemples — voir le comparatif des plateformes et de leurs frais.
Société de gestion
L'entreprise qui gère un fonds ou un ETF pour le compte des investisseurs, en échange de frais de gestion.
Frais de gestion
Le pourcentage prélevé chaque année sur un fonds ou une enveloppe pour couvrir sa gestion. À surveiller de près : 1 % de frais par an peut sembler dérisoire, mais rogne significativement la performance sur 20-30 ans.
Conseiller en gestion de patrimoine (CGP)
Un professionnel qui accompagne dans la structuration d'un patrimoine. Vérifiez toujours son statut (CIF, courtier...) et la façon dont il est rémunéré — par honoraires ou par commissions sur les produits vendus.
AMF (Autorité des marchés financiers)
Le régulateur français qui encadre les acteurs et produits financiers pour protéger les épargnants. Un bon réflexe : vérifier qu'un acteur est bien enregistré auprès de l'AMF avant de lui confier de l'argent.
Testez ce que vous avez retenu
Un mot que vous ne trouvez pas ici ?
Posez la question, on complète le glossaire au fil des besoins.
Me contacter →